Nouveau spectacle original de Titi Robin / Nouveau CD (naïve) Novembre 2008 – durée : 1h45’ Francis Varis : accordéon, écriture des cordes Ze Luis Nascimento : percussions Kalou Stalin : basse Renaud Pion : clarinettes, saxophones, écriture des cordes Maria Robin : chant, danse Anne Berry : alto Aude Marie Duperet : alto Véronique Tat : violoncelle Titi Robin : ‘oud, bouzouq, guitare, composition, direction artistique
EXTRAITS (I)
Qui est la Kali Sultana ? Où et comment la rencontrer ? C’est à ces questions que Titi Robin répond dans son nouveau spectacle. Pour ce promeneur sans papiers ni frontières, qui arpente inlassablement depuis trois décennies le chemin poétique, philosophique et mystique reliant l’Inde du Nord à l’Andalousie, la Kali Sultana est cette incarnation féminine de la grâce, cet idéal de beauté après lequel courent les innombrables musiciens dont il a eu le bonheur de croiser la route. Elle est cette muse universelle, cette figure imaginaire et pourtant omniprésente, dont tout créateur rêve d’embrasser l’indicible et insaisissable splendeur. Elle est, pour citer le poète Hafez de Shirâz, "comme la nouvelle lune qui éclaire doucement le chemin des égarés, puis se retire sous le voile des nuages." Avec sa guitare, son bouzouq ou son ‘oud, Titi Robin n’aura lui-même jamais cessé de poursuivre cette recherche, depuis le bassin méditerranéen, où il aura découvert très tôt la richesse musicale des communautés gitanes et arabes, jusqu’à l’Asie centrale et les Balkans, où sa soif de découverte et de volupté l’aura naturellement porté.
Kali Sultana, le spectacle, est donc à la fois le récit de cette quête et un portrait en mouvement de cette créature impalpable et flottante, dont les traits se dessinent au gré de la musique. C’est aussi, comme toujours avec Titi Robin, un périple intérieur commun au musicien et au public, à travers les sentiments que révèlent les enchaînements et les mariages de mélodies et de rythmes, de compositions et d’improvisations, de danses et de chants.Accompagnés en fond de scène d’une projection de peintures évoquant les différents ciels que rencontre le voyageur sur sa route, les thèmes musicaux, comme toujours essentiellement des compositions de l'artiste, se suivent sans interruption, plongeant le spectateur dans un véritable bain sonore et visuel. Une expérience sensorielle singulière, qui épouse et reflète le "regard nu" et panoramique que Titi Robin porte sur le monde.
Pour mener à bien ce projet, qui résonne à la fois comme la synthèse de trois décennies de vagabondages et comme un nouveau point de départ, Titi Robin s’est entouré des compagnons de route qui l’escortent fidèlement depuis plusieurs années. Le bassiste Kalou Stalin et le percussionniste Ze Luis Nascimento apportent leur sens de l’écoute et leur science innée du rythme. Maria Robin, la fille de Titi, se fend ponctuellement d’interventions chantées et dansées aussi gracieuses qu’incisives. L’accordéoniste Francis Varis et le souffleur Renaud Pion (flûtes, saxophones, hautbois…) apposent sur la trame musicale toute une palette de nuances et de vibrations. Tous deux se partagent en outre les arrangements de cordes. Titi Robin poursuit en effet sur scène l’approche esthétique engagée dans ses deux derniers projets discographiques, l’album « Ces Vagues que l’amour soulève » et la bande originale du film « La Mentale » : il fait à nouveau appel à des instruments à archet (les altos d’Anne Berry et Aude Marie Duperet et le violoncelle de Véronique Tat), dont la mission est de donner à sa musique ce qu’il décrit joliment comme "un manteau pour l’hiver". "Les cordes sont là pour habiller le corps de la musique, le mettre en valeur et non le camoufler, explique-t-il. C’est donc une coupe sobre, discrète, qui se fait oublier. Ainsi vêtue, la musique n’a plus froid : elle respire, sourit et ose s’épancher."
Avec Kali Sultana, Titi Robin s’épanche en effet comme jamais : il rend hommage à ce langage musical sans cesse réinventé, dont il a hérité en se baignant depuis des années dans ce long fleuve qui s’écoule depuis le nord de l’Inde jusqu’à l’ouest de la Méditerranée. Car il existe bel et bien un courant esthétique continu et puissant, une connexion profonde qui relie le Rajasthan à l’Andalousie, via les Balkans, l’Anatolie, l’Irak, l’Iran ou le Pakistan. Une flamme entretenue depuis des siècles, autant par les cultures gitanes nomades, qui n’ont cessé de fusionner avec les mondes sédentaires traversés, que par l’inépuisable vitalité des formes populaires méditerranéennes et orientales. Cette histoire, dont Titi Robin est lui-même devenu l’un des acteurs et l’un des conteurs, constitue l’incandescent fil rouge de Kali Sultana. Elle rappelle que, sans de généreuses et fructueuses confrontations, les musiques gitanes, arabes, orientales et européennes n’auraient pas développé l’intarissable faculté d’invention qui est la leur. "Vouloir nier ou ignorer cette réalité est l’un des gros mensonges actuels, affirme Titi Robin. Aujourd’hui, je veux nommer cet héritage."
Dans son spectacle, Titi Robin montre enfin que cet héritage dépasse même la seule sphère musicale. "Les cultures gitanes ne sont qu’un révélateur, explique-t-il, elles créent le lien entre l’Orient et l’Occident. Mais ce qui compte, c’est le sens de tout ça, souterrain mais essentiel : c’est une philosophie du monde. Je ressens intimement que les Gitans ont secrètement véhiculé la pensée soufie, c’est-à-dire la jouissance dans la recherche de la beauté, et l’incarnation de cette quête dans tout ce que la vie comporte, de la violence à la tendresse, de l’amertume à la douceur." En célébrant la Kali Sultana, Titi Robin rejoint et prolonge cette pensée, qui court depuis l’Inde jusqu’à l’Europe, depuis les ghâzals – cette forme poétique orientale très populaire - jusqu’à la poésie andalouse, et à l’ombre de laquelle sa musique a pris racine et prospéré. "L’ombre du ghâzal, c’est ça, comme une poésie instrumentale. Au moment où les mots sont impuissants, la musique prend le relais, comme disait Fürtwangler."
Ce que rappelle éloquemment Kali Sultana, c’est que la beauté est un dédale sans fin. L’explorer, la sonder, ce n’est pas se retirer du monde ni perdre la vie. C’est au contraire s’engager dans l’existence avec tout le poids et la richesse des émotions qu’éveillent ce genre de démarche. "Des milliers de fois, j’ai plongé dans cette rivière sans fond, mais c’est dans un trou d’eau que j’ai trouvé la précieuse perle", dit le Qawwal. C’est à cette expérience à la fois intime et extrême que convie le nouveau spectacle de Titi Robin.
« Elle est si proche, ton âme, de la mienne, Que ce que tu rêves, je le sais. » Môwlanâ Rumî
EXTRAITS II
contenu du livret du CD "Kali Sultana l'ombre du ghazal"
CD1
Ouverture 1 Sable ( 3 :16 ) ( musique : Thierry Robin / arrgt cordes : Renaud Gabriel Pion) ‘oud : Titi Robin alto : Anne Berry alto : Aude-Marie Duperret violoncelle : Véronique Tat
« Tu as couché ton corps sur l'horizon qui ratisse la lumière... » Suraj Nath
Premier mouvement 2 L’aube impatiente ( 3 :12 ) (musique : Thierry Robin) bouzouq: Titi Robin clarinette: Renaud Gabriel Pion alto : Anne Berry alto : Aude-Marie Duperret violoncelle : Véronique Tat
3 Salâm à Suraj (1 :50 ) (musique : Thierry Robin) bouzouq: Titi Robin clarinette : Renaud Gabriel Pion alto : Anne Berry alto : Aude-Marie Duperret violoncelle : Véronique Tat
4 Les premiers pas de Sultana ( 2 :28 ) (musique : Thierry Robin / arrgt cordes : Renaud Gabriel Pion) bouzouq: Titi Robin clarinette : Renaud Gabriel Pion alto : Anne Berry alto : Aude-Marie Duperret violoncelle : Véronique Tat
5 L'ombre de la pierre noire ( 2 :18 ) (musique : Thierry Robin) percussions : Ze Luis Nascimento clarinette : Renaud Gabriel Pion bouzouq : Titi Robin
6 Sur le seuil ( 4 :43 ) (musique : Thierry Robin / arrgt cordes : Renaud Gabriel Pion) accordéon : Francis Varis bouzouq: Titi Robin clarinette : Renaud Gabriel Pion gumbass : Pascal « Kalou » Stalin percussions solistes: Ze Luis Nascimento daph : Shadi Fathi alto : Anne Berry alto : Aude-Marie Duperret violoncelle : Véronique Tat
« La bouche qui m’a mordu, La bouche qui te mordra, Mon olive noire, … » Suraj Nath
7 Afghani de Casa ( 1 :39 ) (musique : Thierry Robin) percussions: Ze Luis Nascimento bouzouq: Titi Robin accordéon : Francis Varis saxophone ténor : Renaud Gabriel Pion gumbass : Pascal « Kalou » Stalin
8 L'enfance de la Kali ( 2 :56 ) (musique : Thierry Robin / arrgt cordes : Renaud Gabriel Pion) bouzouq: Titi Robin gumbass : Pascal « Kalou » Stalin alto : Anne Berry alto : Aude-Marie Duperret violoncelle : Véronique Tat
« Les saisons changent, des hommes viennent puis s’en vont. Sans raison aucune, mon cœur s’ouvre en silence et l’écho de cette blessure se lit dans le creux de nos mains. Tu lis les lignes rougies du destin et les saisons tournent, pendant que des enfants, qui ne savent pas, chantent et chantent encore. Cette mélodie, je la connais. Je l’ai fredonnée bien avant eux. J’ai joué à la vie, moi aussi, avant que la vie ne se joue de moi. » Suraj Nath
9 Reflets du désir ( 1 :30 ) (musique : Thierry Robin / arrgt cordes : Renaud Gabriel Pion) bouzouq: Titi Robin accordéon : Francis Varis gumbass : Pascal « Kalou » Stalin saxophone ténor : Renaud Gabriel Pion percussions: Ze Luis Nascimento daph : Shadi Fathi, Colombe Robin « La Coque » alto : Anne Berry alto : Aude-Marie Duperret violoncelle : Véronique Tat
« Est ce la mer qui a délimité la terre, ou la terre qui a délimité la mer ? Chacune a tiré un sens nouveau du choc des vagues. La mer s’est brisée sur la terre pour se définir pleinement. » Seamus Heaney « Amants aux îles d’Aran » (trad: Florence Lafon)
10 Homme fait d'argile ( 3 :12 ) (musique : Thierry Robin / arrgt cordes : Renaud Gabriel Pion) gumbass : Pascal « Kalou » Stalin bouzouq: Titi Robin accordéon : Francis Varis saxophone ténor : Renaud Gabriel Pion percussions solistes: Ze Luis Nascimento daph : Shadi Fathi, Colombe Robin « La Coque » alto : Anne Berry alto : Aude-Marie Duperret violoncelle : Véronique Tat
"Les contreforts montagneux du Taurus commencent dès les bords de la méditerranée. A partir des rivages battus de blanche écume, ils s'élèvent peu à peu vers les cimes. Des balles de flocon blancs flottent toujours au-dessus de la mer. Les rives de glaise sont unies et luisantes. La terre argileuse vit comme une chair. Des heures durant, vers l'intérieur, on sent la mer, le ciel: odeur prenante." Yachar Kemal « Memed le Mince » (trad Guzine Dino)
intermède 11 Jeux de paumes (premier songe) ( 3 :33 ) (musique : Pascal Stalin, Ze Luis Nascimento) gumbass : Pascal « Kalou » Stalin percussions: Ze Luis Nascimento
deuxième mouvement 12 La brûlure de l'eau ( 1 :22 ) (musique :Thierry Robin, Pascal Stalin, Ze Luis Nascimento) percussions: Ze Luis Nascimento gumbass : Pascal « Kalou » Stalin guitare: Titi Robin
13 A ta source ( 1 :47 ) (musique :Thierry Robin) guitare: Titi Robin accordéon : Francis Varis saxophone ténor : Renaud Gabriel Pion goumbasse : Pascal « Kalou » Stalin percussions: Ze Luis Nascimento
14 Ses longs cheveux noirs ( 1 :03 ) (musique :Thierry Robin) percussions: Ze Luis Nascimento guitare: Titi Robin accordéon : Francis Varis saxophone ténor : Renaud Gabriel Pion gumbass : Pascal « Kalou » Stalin
« Je dévore du regard la couleur noire de tes cheveux, tes cheveux noirs, alors que tes yeux sont comme les noisettes claires et rondes mais tes cheveux si longs sont noirs, tes beaux cheveux. » Suraj Nath
15 Le goût du sel ( 3 :06 ) (musique :Thierry Robin / arrgt cordes : Francis Varis) guitare: Titi Robin alto : Anne Berry alto : Aude-Marie Duperret violoncelle : Véronique Tat
« J’attrape du sel au creux de la main J’en avale une cuillère Et le reste, je l’étale Sur la poitrine, là où ça bat Plus fort quand je pars » Laure Morali (O)
« L’eau de la mer, voilà du sel pour le petit ; L’eau de la mer, voilà du sel pour ses lèvres ; L’eau de la mer Est pleine d’écume. » Suraj Nath
16 La terre cet animal ( 2 :32 ) (musique :Thierry Robin / arrgt cordes : Francis Varis) guitare: Titi Robin percussions: Ze Luis Nascimento gumbass : Pascal « Kalou » Stalin accordéon : Francis Varis saxophone ténor : Renaud Gabriel Pion alto : Anne Berry alto : Aude-Marie Duperret violoncelle : Véronique Tat
"Le parfum qui s'élève doucement de la terre moelleuse s'attache à l'air chaud, aux pierres, aux herbes, aux hommes, aux insectes, aux oiseaux. Dans la journée, au soleil tiède, l'odeur est pénétrante. Au printemps, les hommes de l'Aktchasaz titubent, la tête leur tourne. Dans l'Anavarza, la tête tourne à toutes les créatures, aux oiseaux, aux loups." Yachar Kemal, « Memed le faucon » (trad Münnever Andaç)
17 Le trouble de l’eau ( 1 :07 ) (musique :Thierry Robin, Ze Luis Nascimento, Pascal Stalin) percussions: Ze Luis Nascimento gumbass : Pascal « Kalou » Stalin guitare: Titi Robin
"Nue, elle se lève du lit et s'approche du miroir, sur la pointe des pieds. Muet, le don de toi, par lequel tu tais ta beauté. Le coeur fatigué ne frémit pas, seule tremble la main qui redresse l'oreiller. Et vide est la pièce. Dans le miroir, paisible, la ride au-dessus de ses paupières que tu embrassais tout à l'heure, quand l'univers tout entier était ici contenu, de même que son visage l'est dans la glace de cette chambre vide où tu dors déjà." Abdulah Sidran (trad: Mireille Robin)
CD2
troisième mouvement 1 Appel ( 0 :53 ) (musique : Maria Robin, Thierry Robin) chant : Maria Robin violoncelle : Cécile Girard
2 Khudâ, teri kasâm! ( 4 :10 ) (paroles : Thierry Robin, Musique : Thierry Robin) chant : Maria Robin bouzouq : Titi Robin
« Dunya, Dunya, / je lui prendrai la main, / teri kasâm, teri kasâm Khudâ, Khudâ, / le monde est son parfum, / teri kasâm, teri kasâm Je le promets, / j'ai marché dans ce feu, teri kasâm, teri kasâm, Khudâ, Khudâ, mon coeur a fait ce voeux, teri kasâm, teri kasâm j'aime à lisser la nuit qui à tissé ma vie./ J'aime à lisser le jour, j'aime à brûler ma vie. »
3 Sultana la Kali ( 6 :21 ) (paroles : Thierry Robin, Musique : Thierry Robin / arrgt des cordes : Francis Varis) chant : Maria Robin bouzouq : Titi Robin cor anglais, clarinette: Renaud Gabriel Pion accordéon : Francis Varis gumbass : Pascal « Kalou » Stalin percussions solistes: Ze Luis Nascimento daph : Shadi Fathi, Colombe Robin « La Coque » alto : Anne Berry alto : Aude-Marie Duperret violoncelle : Cécile Girard
« Le monde est ainsi fait / qu'il entrave mes pas le reflet de ses yeux / le chemin de mes voeux, J'ai marché dans le feu / Khudâ, teri kasâm, Sultana la Kali / Sultana la Kali Elle tient dans sa lumière / des oliviers d'argent, Le monde est ainsi fait / qu'il enflamme le temps j'ai marché dans ce feu / qui embrase mon âme / Khudâ, teri kasâm Sultana la Kali / Sultana la Kali Le monde a fait de nous / le fruit de nos serments, le monde est ainsi fait / qu'il embrase le temps, jamais jamais la nuit / n'a connu telle flamme,/ Khudâ, teri kasâm Sultana la Kali / Sultana la Kali J'aime à lisser le jour / j'aime à brûler ma vie, Le monde est ainsi fait / Ombre de mon désir, J'ai vécu dans ces flammes / qui embrasent ton âme, Khudâ teri kasâm ,Sultana la Kali / Sultana la Kali »
intermède 4 Un rubis du Yémen (deuxième songe) ( 2 :23 ) (musique : Thierry Robin, Ze Luis Nascimento / arrgt cordes : Renaud Gabriel Pion) percussions: Ze Luis Nascimento ‘oud : Titi Robin alto : Anne Berry alto : Aude-Marie Duperret violoncelle : Cécile Girard
« Pour venir à moi, les hommes de l’amour empruntent ce chemin : j’installe mon territoire en tous lieux où s’épanouit la fleur de la joie. Je pleure comme il pleut au mois d’avril… Pour toi, comme un rubis du Yémen, j’offre la pierre de mon cœur. » Machrâb (trad : Hamid Ismaïlov)
quatrième mouvement 5 Première danse pour Khusrau ( 2 :15 ) (musique :Thierry Robin) bouzouq : Titi Robin saxophone ténor: Renaud Gabriel Pion accordéon : Francis Varis gumbass : Pascal « Kalou » Stalin percussions: Ze Luis Nascimento
6 Deuxième danse pour Machrâb ( 1 :14 ) (musique :Thierry Robin) bouzouq : Titi Robin saxophone ténor: Renaud Gabriel Pion gumbass : Pascal « Kalou » Stalin percussions: Ze Luis Nascimento daph : Shadi Fathi, Colombe Robin « La Coque »
7 Troisième danse pour Emre ( 1 :55 ) (musique :Thierry Robin) gumbass : Pascal « Kalou » Stalin percussions: Ze Luis Nascimento bouzouq : Titi Robin saxophone ténor: Renaud Gabriel Pion accordéon : Francis Varis
« Dieu est où le met ton désir: tout entier dans le corps humain. Bana Seni, Gerek Seni » Yunus Emre
intermède 8 Rêve d’une nuit d’orage (troisième songe) ( 4 :05 ) (musique : Ze Luis Nascimento, Francis Varis) percussions: Ze Luis Nascimento alto : Anne Berry alto : Aude-Marie Duperret violoncelle : Cécile Girard clarinette basse : Renaud Gabriel Pion
« Je n’ai qu’à mordre dans la dureté d’une fraise, et je vois l’été – sa poussière et ses ciels menaçants. L’été reste pour moi la saison des orages. Les journées desséchées et les nuits moites se mêlent dans mon esprit, mais les orages, les orages soudains et violents, m’effrayaient et en même temps étanchaient ma soif. . . » Toni Morrison « l’œil le plus bleu » (trad : Jean Guiloineau)
cinquième mouvement 9 Sara tourne et s’envole ( 4 :49 ) (musique :Thierry Robin) guitare : Titi Robin saxophone ténor: Renaud Gabriel Pion accordéon : Francis Varis gumbass : Pascal « Kalou » Stalin percussions: Ze Luis Nascimento
sixième mouvement 10 Retour au pays ( 3 :29 ) (musique : Francis Varis, Renaud Gabriel Pion / arrgt cordes : Francis Varis) accordéon : Francis Varis clarinette: Renaud Gabriel Pion alto : Anne Berry alto : Aude-Marie Duperret violoncelle : Cécile Girard
« Voyageur, souvent je t’aperçois, errant comme on erre, sans but, les mains creuses et le coeur en vrac. Personne ne te réclame, personne ne connaît ton nom, celui que pourtant ta tendre mère chantonnait en te berçant, dans ce pays que chacun sait sans retour, quand le ciel ressemblait à une coupe scintillante d’étoiles, et que le sein qui te nourrissait avait la forme même du monde. » Suraj Nath (« Janewale »)
11 Ghazal sans parole ( 2 :24 ) (musique :Thierry Robin / arrgt cordes : Francis Varis) accordéon : Francis Varis clarinette: Renaud Gabriel Pion alto : Anne Berry alto : Aude-Marie Duperret violoncelle : Cécile Girard
septième mouvement 12 Lettres de Marie Jacobé à Marie Salomé ( 2 :54 ) (musique :Thierry Robin , arrgt cordes Renaud Gabriel Pion) guitare : Titi Robin alto : Anne Berry alto : Aude-Marie Duperret violoncelle : Cécile Girard
13 Rumba Sultana ( 6 :34 ) (paroles : Thierry Robin, Musique : Thierry Robin / arrgt cordes : Renaud Gabriel Pion) chant : Maria Robin guitare : Titi Robin saxophone ténor: Renaud Gabriel Pion accordéon : Francis Varis gumbass : Pascal « Kalou » Stalin percussions: Ze Luis Nascimento alto : Anne Berry alto : Aude-Marie Duperret violoncelle : Cécile Girard
La Kali s'est couchée là le long de l'onde / La Kali s'est lovée là, le long de l'eau, Sultana songe à courir un autre monde. Tu a fait de moi le silence d'un ange, / tu as fait de toi un orage infini, tu as fait de nous les complices d'un songe. La Kali s'est couchée là, là s'est lovée ma kali, / La Kali a pris ses aises sur les rives de ta nuit, Tu n'es pas sensé comprendre les paroles qu'elle te lance / mais il est une image folle qui traverse ton esprit. Tu as fait de sa vision un ciel d'orage / car tu as su nommer le songe qui le suit. Kali a tissé le monde à son image. L' eau du ciel lavera son visage d'ange / L'eau du ciel lavera nos regards aussi, Qui saura nous dire d'où viendra l'orage? Sultana s'est couchée là, là s'est lovée ma kali, / Sultana a pris ses aises sur les rives de ta nuit, Il est une image étrange qui caresse ton visage / Mais tu n'es pas sensé entendre les paroles qu'elle te dit. Donne, donne, kali, donne, donne, donne, donne lui, Donne ton sang de madone pour qu'il coule dans sa nuit. Il est une image étrange qui caresse ton visage Mais tu n'es pas sensé comprendre les paroles qu'elle te dit. La Kali s'est couchée là le long de l'onde / La Kali s'est lovée là, le long de l'eau Sultana songe à courir un autre monde. L' eau du ciel lavera son visage d'ange / L'eau du ciel lavera nos regards aussi, Qui saura nous dire d'où viendra l'orage?
Epilogue 14 Nouvelle aube au désert ( 2 :02 ) (musique :Thierry Robin) bouzouq: Titi Robin alto : Anne Berry alto : Aude-Marie Duperret violoncelle : Cécile Girard
Musiciens : Accordéon, : Francis Varis saxophone ténor, clarinettes, cor anglais : Renaud Gabriel Pion chant : Maria Robin gumbass : Pascal « Kalou » Stalin percussions: Ze Luis Nascimento daphs : Shadi Fathi, assistée de Colombe Robin « La Coque » alti : Anne Berry, Aude-Marie Duperret violoncelle: Véronique Tat, Cécile Girard écriture des cordes : Francis Varis, Renaud Gabriel Pion bouzouq, ‘oud, guitare: Titi Robin
Enregistré à la Cartonnerie de Reims par Guillaume Dubois et Sylvain Masure et au studio de la Seine à Paris par Fabrice Maria et Jean-Baptiste Brunhes, mixé au Studio de la Seine à Paris par Jean-Baptiste Brunhes, assistant : Khoï Huynh
Graphisme : Hotspot (http://www.louisvincent-photographe.com) Photographies : Louis Vincent (http://www.louisvincent-photographe.com) Editions : Madoromusic (paul.lavergne@madoromusic.fr) Production exécutive : Paul Lavergne, Marie Sauvet, Guillaume Dubois
Direction artistique : Titi Robin
Re merciements à: Shadi, Francis, Renaud, Anne, Aude-Marie, Véronique, Cécile, Kalou , Ze Luis, Guillaume, Séverine, Malika et Saadia, Hervé, Sara, Marion, Raphaël, JB, Sylvain, Fabrice, Khoï , Julio, Marie, Paul et Martine, Stan, Louis, Maria, La Coque, Laure, Dino, et les équipes de Zamora Productions et naïve, la Cartonnerie à Reims (citer le cuisinier et Sylvain, Gérald) Le Studio de la Seine à Paris, le théâtre de verre à Chateaubriant, le Quai à Angers.
Hommage à Güzine Dino et Münnever Andaç
Cet album est dédié à Silvio et Maria Soave.
Le thème « la terre cet animal » a été composé à l’origine pour la bande son du court-métrage d’animation « La p’tite ourse » de Fabienne Collet d’après un scénario de Laure Morali.
Les vidéos sont extraites du spectacle de Kali Sultana au Quai, à Angers, en mars 2009.